S.Dei.Genitrix

S.Dei.Genitrix 850 480 V.M. Kwen Khan Khu

Très aimés amis/ies :

C’est avec une joie profonde que je veux partager avec vous la présente gravure qui porte le nom de :

S.Dei.Genitrix

Le titre de cette gravure se réfère à la Sainte Mère de Dieu, en d’autres termes à la Mère Divine intérieure ou Devi-Kundalini dans nos études. Avec la Gnose, nous tous qui l’étudions savons déjà qu’Elle, la Dame du Ciel, a cinq manifestations, à savoir :

  1. Mère Cosmique.
  2. Mère Nature.
  3. Devi-Kundalini.
  4. Mère Mort.
  5. Magicienne Élémentale.

Dans toutes ces manifestations, l’Éternel Féminin divin, Dieu Mère, est toujours la génératrice de la vie dans ses diverses versions. C’est pourquoi nous voyons naître de son ventre un grand arbre, vive allusion à l’Arbre de la Vie ou Arbre Séphirotique. Elle est, certes, la génératrice de l’infiniment petit ─ par exemple les atomes ─ ou de l’infiniment grand ─ les univers ─. C’est pour cette raison que, gnostiquement, c’est pour nous la grande matrice de l’univers, également appelée en Orient MULAPRAKRITI ou ventre cosmique qui doit être fécondé par le rayon du très saint Okidanokh.

L’arbre de notre étude est plein de fruits, concrètement de raisins, parce que la vigne symbolise le sang même du Christ Cosmique, que nous voyons au sommet de l’arbre sous la forme d’un enfant et au-dessus de Lui le Troisième Logos de la Kabbale, c’est-à-dire l’Esprit Saint, qui assume la forme d’une colombe blanche selon la conception religieuse chrétienne.

Sans aucun doute, la Divine Mère a pour époux l’Esprit Saint et les deux sont la source de nourriture du Seigneur de Perfections ─ le Christ intime ─. C’est la raison pour laquelle ces forces divines sont montrées dans la présente gravure.

Nous voyons la Mère Divine assise sur une roche ─ allégorie du sexe dans les Saintes Écritures chrétiennes ─. La sexualité est la base concrète qui va nous aider à nous connecter au Feu Sacré de notre Divine Dame.

Quand nous essayons d’interpréter les phrases écrites en latin qui accompagnent notre gravure, nous trouvons alors Nix Tecta Igni Ardes. Traduction : ‘Toi, neige cachée ─ ou recouverte ─, tu resplendis avec ─ ou par ─ le feu’.

Voilà une référence au Mercure des sages blanchi comme la neige. Sans aucun doute, les eaux mercurielles blanchies resplendissent grâce au Feu philosophale.

Ensuite nous avons : S ─ ancta ─ DEI GENETRIX, Coeli terraeque triumphant, et partu exultan mundus, et astra tuo. Traduction : ‘Sainte Mère de Dieu, les cieux et la terre triomphent et le monde et les astres exultent pour ton accouchement’.

Cette phrase englobe la joie du Macrocosme et du Microcosme lorsqu’ils contemplent la création dans les mondes supérieurs de Conscience et dans le monde tridimensionnel.

Mons NIVE TECTA jacet, divino si ARSERIS IGNE.

Huic vitam et vitem, tu, pia virgo, paris.

Traduction :

‘La montagne est recouverte de la neige cachée, si tu brûlais de Feu divin, auquel toi, vierge pieuse, tu donnes la vie et la vigne’.

La montagne devient une allusion au chemin qui est caché à l’intérieur du Mercure blanchi en vertu de l’action du Feu Sacré.

Les mots écrits sur l’arbre sont les suivants : QUASI VITIS FRUCTUOSISSIMA.

Sur le parchemin de gauche, nous pouvons lire : SCIENTIA INTELLECTUS TIMORIS.

Sur celui de droite, on lit : CONSILII FORTITUDINIS PIETATIS.

Les autres phrases ici doivent être lues dans l’ordre suivant : ‘Comme une vigne fructueuse, la connaissance est la compréhension de la crainte divine, de la prudence et de la pitié’.

Tout cela nous parle de la nécessité de faire fructifier en nous la vraie connaissance de la crainte divine et, également, de l’urgence de comprendre les vertus de la prudence et de la pitié. Ceux ou celles qui se sentent supérieurs à l’ÊTRE lui-même ne comprennent pas ce que signifie l’Éternel dans notre structure animique. De même, nous ne pouvons ignorer que notre avancée spirituelle est et sera toujours liée à la miséricorde que nous développons à l’égard de nos semblables et à la prudence que nous avons atteinte en parcourant le Chemin Secret.

Je vous remets, maintenant, quelques phrases intéressantes pour réfléchir :

« Tout ce qui me montre Dieu en moi me renforce. Tout ce qui me le montre en dehors de moi m’affaiblit ».
Emerson

« Dieu est la vérité et c’est à nous de la découvrir ».
Juan de Muller

« Trois choses conduisent à Dieu : la musique, l’amour et la philosophie ».
Plotin

« Seule la lumière divine est nécessaire ».
Molière

« Je crains Dieu et, après Dieu, je crains celui qui ne le craint pas ».
Saadi

NON SCHOLAE SED VITAE DISCIMUS.
─‘Nous apprenons, non pas pour l’école mais pour la vie’─.
KWEN KHAN KHU

*

code