La Vierge au fuseau

La Vierge au fuseau 850 480 V.M. Kwen Khan Khu

Très aimés lecteurs/trices :

Je m’adresse à vous tous/tes afin de vous faire parvenir un commentaire ésotérique sur cette œuvre transcendantale du V.M. Léonard de Vinci intitulée…

…LA VIERGE AU FUSEAU

Tout d’abord, mes amis et amies, il est nécessaire de savoir que le thème de la Divine Mère ou Stella Maris était quelque chose qui inspirait profondément la mentalité et le cœur du grand artiste Léonard.

Certains spécialistes de ce grand maître de l’art ont considéré ce qui suit :

« L’image dessinée par Léonard représente la Vierge Marie avec l’enfant Jésus, qui regarde avec nostalgie un fuseau que la Vierge utilise pour filer. Le fuseau sert de symbole à la fois au caractère domestique de Marie et à la croix sur laquelle le Christ a été crucifié, et rappelle aussi peut-être les Moires ou Parques, traditionnellement représentées dans la mythologie comme des fileuses.

L’objet tenu par l’enfant a deux bâtons horizontaux, un dans la partie supérieure et un dans la partie inférieure où l’enfant le tient. Cet objet était autrefois utilisé pour recueillir le fil de coton, raison pour laquelle la peinture reçut le nom de La Vierge au fuseau ; mais l’objet se transforme en même temps en une Croix qui indique merveilleusement la partie des montagnes rocheuses du fond ». 

Mais, au-delà de toutes ces spéculations mentales, il est nécessaire de voir le message que le V.M. Léonard a voulu secrètement léguer à l’humanité pour la postérité. C’est pourquoi, nous devons souligner que les montagnes que l’on voit au fond de cette œuvre picturale symbolisent les hauts sommets liés à la détermination d’avoir emprunté la Voie Sèche ou Voie Directe sur laquelle l’Ars Magna ou Art Alchimique nous parle profondément.

L’enfant Christ que nous voyons sur cette toile a dans les mains une petite croix qui est à son tour liée, dans sa structure, à ce que nous appelons un rouet, pour nous indiquer que le destin du V.M. Aberamentho était déjà prédéterminé depuis les hauteurs. C’est pourquoi cet enfant obéit à l’ordre indiqué par le Theomegalogos pour remettre à l’humanité tout ce que signifie le Grand Œuvre intérieur…… Et ce fut le thème central de la terrible passion que le V.M. Aberamentho a dû vivre physiquement.

Il est important de savoir, cher lecteur, que le rouet a été également associé à la mort que représente, gnostiquement, la parque millénaire chargée de nous sortir de ce monde illusoire.

Au fond de cette peinture l’artiste a laissé entrevoir, en plus de la Voie Sèche montrée par les montagnes, la Voie Humide, qui est indiquée par une rivière qui coule en serpentant sur la terre. Nous pouvons la voir sur le côté droit de la Vierge. Le grand Maître Léonard a toujours eu à l’esprit les deux manières de parcourir le Chemin Secret.

D’autre part, il est bon d’indiquer que cette œuvre picturale nous avertit que le Christ intime, dès sa naissance dans le cœur de l’Homme Solaire, sait très clairement quel sera son rôle en ce qui concerne la libération de cet homme. Le Christ intime connaît parfaitement les extérieurs des extérieurs et les intérieurs des intérieurs, tel que nous l’exprime le V.M. Samael Aun Weor dans son œuvre posthume la Pistis Sophia dévoilée.

Les cheveux de Marie font des tresses, ce qui symbolise en Alchimie les croisements incessants de Soufre et de Mercure dans l’anatomie occulte de l’Adepte.

Nous pouvons aussi observer que, sur cette toile, de Vinci a montré Devi-Kundalini avec un voile qui lui couvre une partie de la tête jusqu’à l’entre-sourcils. C’est le voile d’Isis, dont on dit qu’elle est celle dont aucun mortel n’a levé le voile.

De même, l’habit de la bénie Ram-IO est composé d’une sorte de chemise noire ─ funèbre ─ et le reste de son corps est enveloppé d’une tunique bleu ciel pour nous indiquer que Dieu Mère est la Reine des Hauteurs.

Il est important de savoir que le Maître Léonard connaissait parfaitement les mythologies et les contes de nature ésotérique. Par conséquent, le fait que la petite croix que l’enfant Christ saisit fasse au fond, également, partie d’un rouet est pour nous lier au conte de La Belle au bois dormant. Nous savons tous que la Belle au bois dormant s’est endormie après que le dard du fuseau ─ c’est-à-dire : la luxure ─ soit entré dans ses doigts. À partir de ce moment-là, il devint impossible de la réveiller de cette torpeur. Cependant, une légende disait qu’elle ne pourrait être réveillée que par un prince qui l’embrasserait. Ce prince doit être compris comme le Bouddhi de chacun de nous. Cependant, toute partie auto-consciente et autonome de notre ÊTRE ne se mettra en action que si le Christ intime le lui ordonne. Finalement, ce prince l’embrassa et elle se réveilla de ce sommeil profond. Évidemment, grâce à l’AMOUR FRÈRE DE LA MORT, il est possible de réduire en poussière cosmique nos agrégats infernaux qui maintiennent notre psyché endormie depuis des millénaires. La Belle au bois dormant est notre Essence qui perdit son innocence et sa pureté quand le dard de la luxure la blessa.

Ainsi, nous devons comprendre que le Christ intime, à mesure qu’il grandit à l’intérieur de l’être humain, sort celui-ci de sa léthargie égoïque jusqu’à ce qu’il obtienne, finalement, la liberté divine. C’est la raison pour laquelle l’enfant Christ de cette peinture indique de l’un de ses doigts le pouvoir de la croix, car dans le croisement du lingam-yoni se trouve la clé pour abandonner le sommeil millénaire qui emprisonne notre âme. C’est là le mystère gnostique du Grand Arcanum.

Nous devons également considérer que le rouet, dans ce cas, fait également allusion à la roue du Samsara, de laquelle les âmes sont prisonnières. Et, grâce à la Gnose, le Christ Intime, moyennant sa via crucis, nous libère de cette roue pour entrer dans le royaume de l’éternité.

Voilà donc, patient lecteur, le mystère qui est caché dans cette œuvre grandiose de l’art royal.

NON PLUS ULTRA.
─‘Rien au-dessus de cela’─.

QUE LES BÉNÉDICTIONS DU TOUT-PUISSANT VOUS ACCOMPAGNENT TOUT AU LONG DE VOS VIES.

Fraternellement,
KWEN KHAN KHU

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