Pourquoi la fidélité aux mystères qui doivent nous mener à l’Être est-elle si importante ?

Pourquoi la fidélité aux mystères qui doivent nous mener à l’Être est-elle si importante ? 850 480 V.M. Kwen Khan Khu

Chers lecteurs :

Je veux vous faire parvenir quelques mots sur :

POURQUOI LA FIDÉLITÉ AUX MYSTÈRES QUI DOIVENT NOUS MENER À L’ÊTRE EST-ELLE SI IMPORTANTE ?

Quand nous lisons les Saintes Écritures chrétiennes, nous voyons dans plusieurs des passages bibliques des indications sur l’importance de notre fidélité aux mystères qui entourent notre ÊTRE et, en général, les Grands Frères. Ainsi, par exemple, nous ne pouvons ignorer ces phrases qui apparaissent dans l’Apocalypse, dans lesquelles le Créateur dit à la créature humaine : « Sois fidèle jusqu’à la mort et je te ferai colonne de mon temple »…, ou cette autre : « Sois fidèle à mes desseins et je te donnerai la couronne de la vie »…

Hormis ces deux phrases si spécifiques sur la fidélité, rappelons aussi la fidélité de Job à son Dieu, malgré que Dieu lui-même donna la liberté aux forces du mal pour qu’elles torturent Job, pour pouvoir ainsi tester sa foi et sa fidélité. De même, dans l’Ancien Testament, nous observons l’épreuve terrible à laquelle le Créateur soumet Abraham quand il lui demande d’offrir en holocauste son propre fils, chose terriblement dure qu’Abraham fut prêt à commettre, mais au moment précis de donner la mort à son rejeton, le Seigneur ordonna à Abraham d’arrêter ce sacrifice… Et tout ça pour tester la fidélité d’Abraham à ses desseins ! 

Nous pourrions nous demander pourquoi l’ÊTRE est capable de nous exiger des choses si terribles comme celles que nous venons de commenter, et il n’y a qu’une seule réponse : l’Être a besoin de nous forts, courageux et terriblement FIDÈLES à sa volonté, car Il s’assure ainsi de pouvoir compter sur son Bodhisattva pour développer ses plans dans le cadre de l’existence…

Nous ne verrons jamais, chers amis, un Maître autoréalisé qui n’ait pas été soumis à d’épouvantables épreuves de fidélité aux commandements et ordres de son Père ou ÊTRE Réel. Si nous n’acquérons pas la FIDÉLITÉ SUPRÊME à celui qui nous a envoyé à la création, comment alors notre Monade supérieure pourrait-elle développer ses mystères ? L’ÊTRE est comme un grand arbre aux BRANCHES ÉNORMES et aux racines très profondes. Si ces branches qui surgissent de son tronc sont faibles et fragiles, le tronc sera mangé à la longue par les termites ou dévasté par les tempêtes. De même, alors que nous sommes une partie de ces branches de l’Arbre Séphirotique particulier, comment notre intimité réelle peut-elle s’exprimer si nous sommes faibles, fragiles, peureux, lâches, cancaniers, envieux, luxurieux, cupides, paresseux, égoïstes, etc., etc., etc. ???

La fidélité, cher lecteur, n’est pas un signe distinctif à porter à notre veste. La fidélité est à l’intérieur et nous la faisons entrer en jeu quand notre travail est en danger à cause des tentations qui apparaissent à un certain moment, ou quand on tâche de défendre les postulats de notre Patriarche face au monde coûte que coûte.

Rappelons la fidélité du V.M. Aberamentho durant sa via crucis. Il connaissait déjà le supplice qui l’attendait et, malgré cela, il a continué et il l’a même commenté à ses plus proches disciples le Jeudi Saint durant la dernière cène. Il leur a alors dit : « En vérité, en vérité je vous le dis : il est nécessaire que le Fils de l’Homme soit livré à l’ignominie !!! », ce à quoi les apôtres réagirent très préoccupés et remplis d’une tristesse et d’une inquiétude profondes, car ils ne voulaient en aucun cas perdre leur Maître… Et une fois sur le Mont des Oliviers, le béni  Bodhisattva parla à son Père en lui disant : « Mon Père, éloigne de moi ce calice, mais que soit faite ta volonté et non la mienne !!! ». Avec ces mots, le Maître des Maîtres était en train de dire à son Père : Mon Dieu, si c’est possible, éloigne de moi l’amertume qui m’attend, mais si c’est ta volonté, je l’accepte !!!  

Pierre, l’apôtre, voulant apporter la BONNE NOUVELLE sur d’autres terres, fut arrêté dans sa marche par la voix de l’Éternel quand il l’interrogea : « QVO VADIS, PETRVS ? », ce à quoi l’apôtre répondit : « Je suis en route pour Damas pour apporter ton message ». Ensuite le Maître Jésus changea totalement ses plans et lui dit : « Mes gens souffrent l’indicible à Rome et c’est là-bas qu’ils ont besoin de toi ! Va avec eux !!! ». Devant les paroles de son Maître, l’apôtre fit demi-tour et s’achemina vers Rome, sachant que rien de bon ne l’attendait à Rome. Comme nous le savons déjà tous, Pierre fut crucifié la tête en bas dans le cadre des supplices que l’empire appliquait aux chrétiens en ce temps-là… 

Dans le XXe siècle dernier, nombreux furent les disciples qui ne furent pas capables de montrer leur fidélité à leur Maître et, évidemment, non plus à leur ÊTRE. Il faut savoir que si nous ne sommes pas capables d’être fidèles à notre Gourou, nous ne serons jamais fidèles à notre ÊTRE, car le Gourou est le ministre de l’ÊTRE et son devoir est de nous éduquer pour que le Père de toutes les lumières nous reçoive dans son royaume. Ainsi, celui qui n’est pas fidèle au Gourou ne peut être fidèle à l’ÊTRE; conclusion : il échouera dans sa traversée et aussi dans ses aspirations de faire le Grand Œuvre intérieur.

Ce fut la raison pour laquelle de nombreux Bodhisattvas qui entouraient alors le Maître Samael tant dans le Summum Supremum Sanctuarium de Santa Marta ─ Colombie ─ que tant d’autres qui furent proches de lui dans la ville de Mexico D.F., se transformèrent ensuite en TRAÎTRES DU CHRIST DE L’ÈRE DU VERSEAU et ils sont à présent en train d’entrer dans les cercles dantesques ou infernaux de notre planète. Ils n’ont pas eu la foi suffisante pour respecter les indications de leur mentor ou de leur Maître, malgré les infinies démonstrations que leur Maître leur a données concernant sa Maîtrise.

Pour atteindre les hautes cimes de la HAUTE INITIATION, cher lecteur, nous devons avoir égorgé notre Judas particulier et toute la série de monstruosités que nous portons tous en nous. C’est seulement ainsi que nous serons FIDÈLES jusqu’à la mort à notre Gourou ou Patriarche, et nous atteindrons alors l’union avec notre béni ÊTRE Réel… Pour que la fidélité soit notre bannière dans notre pèlerinage, il est indispensable de rappeler que L’ÊTRE EST TOUT et que notre Gourou veille sur nous nuit et jour, tant que nous restons toujours dans le SENTIMENT JUSTE, LA PENSÉE JUSTE ET L’ACTION JUSTE. Le Gourou nous oriente, nous avertit des dangers et des tentations que nous devrons affronter dans notre traversée sur le sentier hermétique et des obstacles que nous devrons transcender pour ne jamais succomber aux épreuves auxquelles nous serons soumis.

La fidélité n’est pas une question d’ÉMOTIONNALISMES que nous manifestons quand nous prenons des engagements sacrés et que nous jetons ensuite par-dessus bord parce que l’EGO nous fait croire que cette question d’être FIDÈLES JUSQU’À LA MORT n’est pas si importante. Voilà le problème. Nous ne sommes pas PERSÉVÉRANTS DANS L’ACTION… Cela a été la perdition d’un grand nombre et c’est pour cette raison QUE TOUS NE SONT PAS APPELÉS au Royaume du Père, seuls ceux qui sont devenus dignes d’être CHOISIS grâce à leurs innombrables preuves de FIDÉLITÉ À LA VÉRITÉ, à l’ÊTRE, à cela que nous appelons Dieu……

Il est indiscutable que la FIDÉLITÉ se conquiert à coups de terribles SACRIFICES VOLONTAIRES ET SOUFFRANCES CONSCIENTES, ET CES PARESSEUX qui se disent instructeurs mais qui ne savent que donner des ordres et ne bougent pas de leur bureau pour aider leurs compagnons dans leurs besoins, ceux-là n’arriveront jamais à comprendre le fond profond de ces vertus et, plus particulièrement, de celle que nous appelons FIDÉLITÉ !!!

Je complète ces mots avec quelques phrases à méditer :

« Il existe des afflictions où nous ne trouvons de réconfort en personne et dans lesquelles un cœur fort ne peut faire appel qu’à sa propre force ».
Schiller

« La vraie philosophie n’est pas autre chose que l’étude de la mort ».
Newton

« Le tentateur ou le tenté, qui est le plus coupable ? ».
Shakespeare

« L’entêtement est, sans aucun doute, un mal très grave, car il nous conduit à rejeter les conseils d’autrui pour nous accrocher à notre opinion et résolution contre les considération de prudence et de justice. Nous devons l’éviter soigneusement car, ayant sa racine dans l’orgueil, c’est une plante qui se développe facilement ».
Balmes

DIGNA MERCES LABORE.
─‘Travail dignement récompensé’─.

QUE LES PUISSANTES FORCES DE VOS ESPRITS S’AGITENT DANS VOS ÂMES POUR ATTEINDRE LA GLOIRE DES CIEUX !
Kwen Khan Khu