Méditation sur la naissance et la mort d’une plante

Méditation sur la naissance et la mort d’une plante 850 480 Universal
Le meilleur exercice pour atteindre la Connaissance imaginative est le suivant : assis face à une plante, nous nous concentrons sur elle jusqu’à oublier tout ce qui n’est pas elle. Ensuite, en fermant les yeux, nous nous assoupissons en conservant dans notre imagination la forme et l’apparence de la plante, sa structure, son parfum et sa couleur. Le disciple doit provoquer le sommeil durant ces pratiques. Le disciple, assoupi, méditera profondément sur la constitution interne du végétal. Le disciple imaginera les cellules vivantes de la plante. La cellule végétale contient le protoplasme, la membrane et le noyau. Le protoplasme est une substance visqueuse, élastique et transparante très semblable au blanc d’œuf – matière albuminoïde. Le disciple, assoupi, doit réfléchir sur les quatre éléments fondamentaux du protoplasme de la cellule végétale. Ces quatre éléments sont : le carbone, l’oxygène, l’hydrogène et l’azote. La membrane est une substance incolore merveilleuse, totalement insoluble dans l’eau. Cette substance est la fameuse cellulose. Le disciple, bien concentré, imaginera le noyau de la cellule comme un petit corpuscule où palpite la Grande Vie Universelle. À l’intérieur du noyau se trouve le filament nucléaire, le jus nucléaire et les nucléoles, tous enveloppés dans la membrane nucléaire. Les nucléoles sont des corpuscules remplis d’éclat et de beauté à l’infini, produits résiduels des réactions incessantes de l’organisme végétal. Le disciple, bien concentré, doit imaginer avec une précision logique totale toutes ces substances minérales et ces combinaisons organiques qui se développent harmonieusement dans le protoplasme cellulaire de la plante. Pensez aux grains d’amidon et à la prodigieuse chlorophylle, sans laquelle il serait impossible de parvenir aux synthèses organiques parfaites. La chlorophylle se présente sous forme granuleuse – chloroplastes –, d’une très belle couleur jaune – xanthophylle. Cette dernière, sous les rayons solaires, se teint avec ce vert si beau du végétal. Toute plante est une parfaite communauté cellulaire aux perfections incalculables. L’étudiant doit méditer sur la perfection de la plante et sur tous ses processus scientifiques, rempli d’une béatitude mystique et enchanté par tant de beauté. Le mystique s’extasie en se rappelant de tous les phénomènes de nutrition, de relation et de reproduction de chaque cellule végétale. Contemplons le calice de la fleur : ici se trouvent ses organes sexuels, ici se trouve le polen, élément reproducteur masculin, ici se trouve le pistil ou gynécée, organe féminin très précieux avec son ovaire, son style et son stigmate. L’ovaire est un sac rempli d’ovules merveilleux. Concernant le pistil, les étamines peuvent occuper différentes positions : inserées sous l’ovaire, autour de l’ovaire ou au-dessus de celui-ci. La fécondation a lieu grâce à la fusion des germes féminins et des gamètes masculines. Le pollen, gamète masculine, après être sorti de l’anthère, parvient ensuite à l’ovaire de la plante, où l’attend impatiemment l’ovule, gamète féminin. La semence est l’ovule précieux et enchanteur qui, après avoir été fécondé, se transforme et croît. L’étudiant se rappelle maintenant l’époque où la plante sur laquelle il est en train de méditer poussait comme une petite tige délicate. Qu’il l’imagine grandir lentement jusqu’à voir, avec l’imagination, sortir des branches, des feuilles et des fleurs. Qu’il se rappelle que tout ce qui naît doit mourir. Il imaginera à présent le processus de mort de la plante. Ses fleurs se fanent, ses feuilles sèchent et le vent les emporte, et pour finir, il ne reste plus que quelques branches sèches. Ce processus de naissance et de mort est merveilleux. Lorsqu’on médite sur tout ce processus de la naissance et de la mort d’une plante, en méditant sur toute cette merveilleuse vie du végétal, si la concentration est parfaite et si le sommeil parvient à devenir profond, alors les chakras du corps astral tournent, se mettent en route, se développent. La méditation doit être correcte. Le mental doit être précis. On a besoin d’une pensée logique et du concept précis afin que les sens internes se développent de manière absolument parfaite. Toute incohérence, tout manque de logique et d’équilibre mental, fait obstruction et nuit à l’évolution et au progrès des chakras, disques ou fleurs de lotus du corps astral. L’étudiant a besoin de beaucoup de patience, parce que n’importe quel acte d’impatience le mène à l’échec. Il a besoin de patience, de ténacité, de volonté et d’une foi absolument consciente. Un jour, dans un demi-sommeil, durant la méditation, surgit un cadre lointain, un paysage de la nature, un visage, etc. C’est le signe que l’on progresse. L’étudiant s’élève peu à peu à la Connaissance imaginative. L’étudiant déchire peu à peu le Voile d’Isis. Un jour, la plante sur laquelle il est en train de méditer disparaît, et il voit alors un bel enfant à la place du végétal ; cet enfant est l’Élémental de la plante, l’Âme végétale. Plus tard, durant le sommeil, il éveille sa Conscience et il peut alors dire : « Je suis en corps astral ». La Conscience s’éveille peu à peu. Par ce chemin, il arrive un moment où le disciple a acquis la Conscience continue. Quand l’étudiant jouit de la Conscience continue, il ne rêve plus, il ne peut plus rêver car sa Conscience est éveillée. Alors, même si son corps est endormi, il se déplace, conscient, dans les mondes supérieurs. La méditation exacte éveille les sens internes et produit une transformation totale des corps internes. Celui qui éveille la Conscience est parvenu à la Connaissance imaginative, il se meut dans le monde des images symboliques. Ces symboles qu’il voyait auparavant quand il rêvait, il les voit maintenant sans rêver ; il les voyait auparavant avec la Conscience endormie, mais maintenant il évolue parmi eux avec une Conscience en éveil, même lorsque son corps physique est profondément endormi. En parvenant à la Conscience imaginative, l’étudiant voit les symboles, mais il ne les comprend pas. Il comprend que la nature toute entière est une écriture vivante qu’il ne connaît pas. Il doit s’élever à la Connaissance inspirée pour interpréter les symboles sacrés de la Grande Nature.

Samael Aun Weor
Notions fondamentales d’Endocrinologie et de Criminologie, chapitre 22