Très chers amis et amies :
C’est avec une grande joie que je vous fais parvenir à cette occasion la gravure suivante, qui a pour titre…
…CONSIDERA, CUID, CUI ET QVO
─‘Réfléchis à ce que [tu dis], à qui [tu le dis] et où [tu te trouves]’─
![Réfléchis à ce que [tu dis], à qui [tu le dis] et où [tu te trouves], Daniel Meisner Réfléchis à ce que [tu dis], à qui [tu le dis] et où [tu te trouves], Daniel Meisner](https://vopus.org/wp-content/uploads/2026/04/considera-cuid-cui-et-qvo-daniel-meisner-960x676.jpg)
Cette gravure fait partie d’une vaste et célèbre série de dessins réalisés pour le livre Thesaurus Philopoliticus ─ 1623 ─. Il s’agit de plus de huit cents reproductions de paysages urbains auxquelles le poète allemand Daniel Meisner ─ 1585-1625 ─ et l’éditeur Eberhar Kieser ─ 1583-1631 ─ ont ajouté un message et une image symbolique.
Comme nous l’avons déjà dit, le titre est : CONSIDERA, QUID, CUI ET QUO, ‘Réfléchis à ce que [tu dis], à qui [tu le dis] et où [tu te trouves]’.
Le texte en latin au bas du dessin dit : Perpendit sapiens, loquitor, bene, multa priusquám, Quid dicat, cui, quo tempore, quove loco, ‘L’homme sage pèse soigneusement de nombreuses choses avant de parler : ce qu’il dit, à qui, quand et en quel lieu’.
Chers/ères lecteurs/trices, cette gravure nous souligne la nécessité urgente de surveiller l’usage de notre VERBE, comme notre Patriarche, Samael Aun Weor, nous l’a signalé des milliers de fois.
Nous l’avons déjà dit et nous le répétons encore : LE VERBE ET LE SEXE SONT LES DEUX PÔLES D’UN MÊME PARCOURS. Ceux qui n’ont jamais pris soin de l’usage de la parole involuent tôt ou tard, car le Seigneur de Perfection ne se manifestera jamais à travers une gorge putride ou pleine d’impuretés.
Sur l’image de notre gravure, nous pouvons voir trois personnes sur le point d’engager un dialogue à la périphérie d’une ville ou d’un village.
Rappelons-nous les paroles de l’apôtre Jacques : « Regardez aussi les navires ; bien qu’ils soient si grands et poussés par des vents impétueux, ils sont gouvernés par un tout petit gouvernail, qui les conduit où celui qui les gouverne le veut ». Cependant, pourquoi ne sommes-nous pas capables de contrôler ce petit muscle que nous appelons la LANGUE ?
De même, nous ne pouvons passer sous silence dans ces pages les phrases faisant allusion aux incendies que peuvent déclencher certains mots ou discours. Il suffit de se rappeler M. Adolf Hitler et l’hécatombe qu’il a été capable de créer, non seulement en Allemagne, mais aussi dans toute l’Europe, simplement par ses discours remplis de haine.
En revanche, nous connaissons l’existence de la LANGUE DIVINE qui est parlée parmi les Adeptes dans les mondes supérieurs de Conscience. Avec cette langue sacrée, nous pourrions calmer des volcans destructeurs, arrêter des tempêtes, apaiser des ouragans, etc., etc., etc., à condition que nous ayons mené une vie éloignée de la fornication.
Le grand Initié Socrate a toujours insisté : « Lorsque tu dis quelque chose, assure-toi que ce soit vrai, utile et bon pour tous ».
Le V.M. Aberamentho est devenu célèbre pour avoir utilisé la parole pour obtenir la résurrection de LAZARE ; cette expression était : TALITA CUMI. Cela est entré dans l’histoire.
Rappelons-nous également le grand législateur MOÏSE, qui a ouvert les eaux de la mer Rouge pour permettre la fuite du peuple d’Initiés qui le suivait et qui fuyait les hordes d’un pharaon.
Notre propre Gourou nous a donné des milliers de mantras pour entrer en relation avec les Élémentaux de la nature et les Génies des éléments — l’eau, le feu, l’air et la terre —. Toute la nature est imprégnée de sons, certains perceptibles et d’autres imperceptibles ; tout est enveloppé par les vibrations du SON UNIVERSEL…
Le V.M. Fulcanelli nous dit ce qui suit dans son ouvrage LES DEMEURES PHILOSOPHALES :
« Cette Parole de Dieu, qui est le Verbum demissum du Trévisan et la parole perdue des francs-maçons médiévaux, désigne le secret matériel de l’œuvre, dont la révélation constitue le don de Dieu, et sur la nature, le nom vulgaire ou l’emploi duquel tous les philosophes conservent un impénétrable silence ».
On nous souligne, avec les paroles de l’Adepte Fulcanelli, la nécessité de lutter pour incarner un jour le « don de Dieu », c’est-à-dire la parole sacrée provenant de l’ÊTRE lui-même.
J’ajoute, patient lecteur, les paroles de notre béni Patriarche Samael Aun Weor, voyons voir :
« Vos paroles doivent être des plus pures ; les mots vulgaires nuisent aux frères. Nous devons parler dans un langage délicat, délicieux ; chacune de nos paroles doit être harmonie, doit être paix infinie, doit être bonheur ineffable.
Les paroles blessantes, les termes vulgaires, les termes acerbes, les mots à double sens nuisent aux étudiants. L’étudiant qui travaille avec l’Arcane A.Z.F. doit comprendre que la force de la sexualité est une épée à double tranchant, qui peut aussi bien blesser les autres que nous blesser nous-même.
Le verbe agit sur les forces créatrices, car le sexe et le verbe sont intimement liés. La force du sexe opère à travers les organes sexuels et à travers le larynx créateur ; ce sont deux polarités du même sexe. Ainsi, que vos paroles soient pures, mes chers frères, que vos paroles soient immaculées, pleines d’harmonie et de paix.
Lorsque la parole est arythmique, lorsque la parole est mordante, lorsque la parole est ironique, lorsque la parole est érotique ou à double sens, alors elle modifie les énergies créatrices, elle les transforme en pouvoirs ténébreux, tantriques, horribles.
N’enseignez jamais l’Arcane A.Z.F. en utilisant des termes vulgaires. Lorsque vous parlerez de Magie Sexuelle, dites « l’Arcane A.Z.F. », c’est tout. Le mot « Arcane A.Z.F. » est plus voilé, n’est-ce pas ? Et c’est mieux que de dire « Magie Sexuelle », cela scandalise moins. Il est préférable de dire « l’Arcane A.Z.F. », et lorsque vous enseignerez cet Arcane, faites-le avec modestie, laissez de côté la vulgarité.
Les Élohim, les Anges, les Prajapatis, les Êtres ineffables parlent tous dans un langage précieux, dans un verbe de lumière ineffable. Aucun Maître n’utilise de mots vulgaires. Ne parlez jamais contre qui que ce soit, mes chers frères. Dire que tel petit frère est un mage noir, que telle petite sœur est une ensorceleuse, que c’est une sorcière, que untel et untel font ceci ou cela, c’est ridicule ! Cela ne vous convient pas. Vous ne devez pas vous occuper de la vie des autres, frères, vous ne devez pas vous occuper de la vie privée. Que chacun vive sa vie comme il l’entend. Vivez une vie pure et chaste, car le Christ viendra comme un voleur dans la nuit… Éliminez le Moi, l’Ego ; éliminez-le et vous verrez la lumière ».
Je termine en vous invitant à la réflexion avec les phrases suivantes :
« Rien n’est plus difficile que de se connaître soi-même ».
Thalès de Milet
« Il ne nous est pas permis de tout savoir. ».
Horace
« Rien n’est aimé si l’on ne le connaît pas ».
Saint Augustin
« Celui qui désire la connaissance doit s’efforcer de l’acquérir ».
Ruskin
« La connaissance de sa propre imperfection est une très grande perfection ».
Fray Diego de Estella
VERBUM EST CODEX.
─ ‘La parole est loi’ ─.
KWEN KHAN KHU