{"id":34387,"date":"2024-06-25T00:41:19","date_gmt":"2024-06-25T03:41:19","guid":{"rendered":"https:\/\/vopus.org\/cultura-carnis\/"},"modified":"2024-08-04T15:36:33","modified_gmt":"2024-08-04T18:36:33","slug":"cultura-carnis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/vopus.org\/fr\/cultura-carnis\/","title":{"rendered":"Cultura carnis"},"content":{"rendered":"\n<p>Tr\u00e8s chers amis et amies lecteurs\/trices&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Je m&#8217;empresse de vous envoyer, dans les prochaines r\u00e9flexions, quatre gravures faites approximativement en l&rsquo;an 1573 par G\u00e9rard Van Groeningen \u2500 1550-1599 \u2500, dessinateur flamand connu \u00e0 Anvers \u2500 Belgique \u2500.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette s\u00e9rie de gravures s\u2019appelle <strong><em>Les quatre mani\u00e8res de vivre sur la terre<\/em><\/strong>. \u00c0 cette occasion, je ne vous envoie que la premi\u00e8re d&rsquo;entre elles intitul\u00e9e&#8230;.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">\u2026CULTURA CARNIS<br>\u2500 \u2018Le chemin de la chair\u2019 \u2500<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Gravure N\u00ba 1<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"396\" src=\"https:\/\/vopus.org\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/image-11-480x396.png\" alt=\"Cultura carnis, Les quatre mani\u00e8res de vivre sur la terre\" class=\"wp-image-34357\" style=\"width:480px;height:auto\" title=\"Cultura carnis, Les quatre mani\u00e8res de vivre sur la terre\" srcset=\"https:\/\/vopus.org\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/image-11-480x396.png 480w, https:\/\/vopus.org\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/image-11-960x793.png 960w, https:\/\/vopus.org\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/image-11-768x635.png 768w, https:\/\/vopus.org\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/image-11.png 566w\" sizes=\"(max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les quatre mani\u00e8res de vivre sur la terre, Gravure 1<br>G\u00e9rard Van Groeningen (1550-1599) <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cette premi\u00e8re gravure met l&rsquo;accent sur la chose suivante : <strong><em>QVATVOR SERVITUTES HOMINUM<\/em><\/strong>, \u2018il existe quatre esclavages des hommes&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous y remarquons une sc\u00e8ne dans laquelle on voit un groupe de personnes participant clairement \u00e0 des actes luxurieux et lascifs.<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;une part, nous voyons un couple assis qui se livre aux exc\u00e8s luxurieux. Ce couple est servi par une femme qui porte dans ses mains, sur sa t\u00eate et \u00e0 sa taille une s\u00e9rie d&rsquo;ustensiles destin\u00e9s \u00e0 prodiguer aux amants la jouissance de divers plats gastronomiques pendant qu&rsquo;ils jouissent de leur identification sexuelle. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;aux pieds de cette servante, nous trouvons le mot latin <strong><em>gvla<\/em><\/strong> <strong>\u2500 c\u2019est-\u00e0-dire : \u2018gourmandise\u2019 \u2500<\/strong>, faisant allusion aux plaisirs provoqu\u00e9s par cet agr\u00e9gat psychologique.<\/p>\n\n\n\n<p>Notons \u00e9galement que pr\u00e8s du couple susmentionn\u00e9 figure la repr\u00e9sentation de la d\u00e9esse <strong>V\u00e9nus<\/strong>, qui est accompagn\u00e9e <strong>d&rsquo;\u00c9ros-Cupidon<\/strong>, lequel pointe ses fl\u00e8ches vers le couple de notre gravure. Comprenez ici que ce n&rsquo;est pas que V\u00e9nus \u2500 la D\u00e9esse de l&rsquo;Amour \u2500 soit complaisante avec ces attitudes, non. Il s&rsquo;agit du fait que l&rsquo;auteur de la gravure, voulant exprimer les faiblesses humaines, montre cette divinit\u00e9 comme une repr\u00e9sentation d&rsquo;un \u00e9rotisme <strong>mal canalis\u00e9<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la Gnose, nous parvenons \u00e0 comprendre notre relation correcte avec la force \u00e9rotique et nous la sublimons selon les param\u00e8tres de la science du Tantra-Yoga ou du Kundalini-Yoga. De cette mani\u00e8re, nous ne devenons pas des <strong>esclaves du sexe<\/strong>, mais nous utilisons cette force transmut\u00e9e dans notre anatomie organique pour d\u00e9velopper nos facult\u00e9s animiques et devenir de v\u00e9ritables hommes \u00e0 l&rsquo;image et \u00e0 la ressemblance du Cr\u00e9ateur.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9vident que le clerg\u00e9 romain, avec ses syst\u00e8mes absurdes <strong>d&rsquo;abstinence sexuelle<\/strong>, provoque dans notre organisme des d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescences glandulaires, et cela se r\u00e9introduit dans celui-ci sous la forme de ce que l&rsquo;on appelle les <strong>vibrations venenioosskirianas<\/strong>&#8230;, qui nous transforment en personnages gras, grassouillets, ou en sujets secs, maigres et pleins d&rsquo;un cynisme expert.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la droite de notre gravure, nous voyons, sur une sorte de table, deux personnages. Ce sont deux femmes. La premi\u00e8re porte des <strong>ailes <\/strong>aux poignets et, de par son attitude, se pr\u00e9sente comme quelqu&rsquo;un de sp\u00e9cial. \u00c0 ses pieds se trouve le mot latin <strong><em>Voluptas<\/em><\/strong>, qu&rsquo;il faut traduire par <strong>\u2018plaisir\u2019, d\u00e9lice sans limites<\/strong>. Certes, notre humanit\u00e9 est tomb\u00e9e dans la jouissance effr\u00e9n\u00e9e des plaisirs de la chair. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle aujourd&rsquo;hui <strong>l&rsquo;h\u00e9donisme<\/strong>, qui signifie <strong>ne vivre que pour la jouissance que nous procurent les cinq sens<\/strong>. L&rsquo;autre femme, qui se trouve \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la volupt\u00e9, a \u00e0 ses pieds un autre mot latin qui l&rsquo;identifie. Il s&rsquo;agit de <strong><em>Caro<\/em><\/strong>, qu&rsquo;il faut traduire par <strong>\u2018chair\u2019<\/strong>. Ainsi, de cette mani\u00e8re, les Egos ou agr\u00e9gats psychologiques de la volupt\u00e9 s&rsquo;accompagnent les uns les autres lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de produire des plaisirs chez l&rsquo;\u00eatre humain.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, on a toujours dit que, normalement, les passions sexuelles animales vont de pair avec les \u00e9tats \u00e9go\u00efques d&rsquo;ivresse, d&rsquo;ivrogneries, de gloutonnerie, etc., etc., etc. C&rsquo;est la raison pour laquelle, en dehors du motif central de notre gravure, dans la partie gauche, nous voyons un ensemble de tentes dress\u00e9es, et \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;une d&rsquo;elles, nous observons la fameuse <strong>Iudith, ou Judith, d\u00e9capiter le fameux Holopherne<\/strong>. Cette histoire est amplement document\u00e9e dans les saintes \u00e9critures et fait allusion \u00e0 la d\u00e9capitation de notre abominable Ego animal.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le ciel de cette partie de la gravure, nous observons une cr\u00e9ature volant dans le ciel, portant une trompette et accompagn\u00e9e du mot latin <strong><em>Infamia<\/em><\/strong>. Ceci pour nous dire que nous avons sans aucun doute transform\u00e9 notre vie en une v\u00e9ritable infamie, \u00e9loign\u00e9e de tout principe ennoblissant qui nous conduirait vers le royaume du P\u00e8re. C&rsquo;est pourquoi nous voyons que la cr\u00e9ature qui vole le fait au-dessus du peuple qui est \u00e0 ses pieds, pour nous indiquer que cela se passe partout sur notre globe.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de la dame qui repr\u00e9sente la <strong>volupt\u00e9<\/strong>, nous observons des flammes qui sont aliment\u00e9es par une personne. Ces flammes symbolisent les passions humaines. Au pied de notre gravure, nous observons des phrases \u00e9crites en latin. Elles nous disent des choses comme celles-ci :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong><em>\u00ab Non tantum ira Dei, non tantum tela, nec hostis<\/em><\/strong><br><strong><em>Quantum sola nocet animis illapsa Libido,<\/em><\/strong><br><strong><em>Ebrietas cui fida comes, cui Luxus, et alma<\/em><\/strong><br><strong><em>Est Venus, et nigris uolitans Infamia pennis \u00bb.<\/em><\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Traduction :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2018Ni la col\u00e8re des Dieux, ni les armes, ni un ennemi ne font autant de mal aux \u00e2mes que la luxure \u00e0 elle seule qui a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9, dont l&rsquo;ivresse et le luxe et V\u00e9nus qui donne la vie, et l&rsquo;infamie qui vole avec des plumes noires, sont les fid\u00e8les compagnons\u2019.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Permettez-moi maintenant, chers\/\u00e8res lecteurs\/trices, de vous offrir quelques phrases qui m\u00e9ritent r\u00e9flexion :<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab Les autres p\u00e9ch\u00e9s sont intrins\u00e8quement mauvais ; celui du scandale l&rsquo;est extrins\u00e8quement \u00bb.<\/em><\/strong><br>P. Vitoria<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab<\/em><\/strong> <strong><em>Ceux qui ont l&rsquo;id\u00e9e la plus frivole du p\u00e9ch\u00e9 sont, pr\u00e9cis\u00e9ment, ceux qui imaginent un ab\u00eeme entre les honn\u00eates gens et les autres \u00bb.<\/em><\/strong><br>Amiel<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab Pour les p\u00e9ch\u00e9s que l&rsquo;on commet, personne ne doit s&rsquo;en prendre \u00e0 d&rsquo;autres qu&rsquo;\u00e0 soi-m\u00eame \u00bb.<\/em><\/strong><br>Cervantes<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab La connaissance du p\u00e9ch\u00e9 est le commencement du salut \u00bb.<\/em><\/strong><br>S\u00e9neca<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>\u00ab D\u00e8s qu&rsquo;un homme se croit incapable de commettre les p\u00e9ch\u00e9s d&rsquo;un autre, il devient impitoyable pour les juger. Son ch\u00e2timent tend alors \u00e0 \u00eatre&#8230; qu&rsquo;il les commet encore plus grands \u00bb.<\/em><\/strong><br>Graham Greene<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><em>ABYSSUS ABYSSUM INVOCAT.<\/em><\/strong><br>\u2500 \u2018Un abyme appelle un autre abyme\u2019 \u2500.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>KWEN KHAN KHU<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette premi\u00e8re des quatre gravures nous enseigne que si nous n&rsquo;avons pas une relation correcte avec la force \u00e9rotique, nous finissons par \u00eatre esclaves du sexe et des plaisirs \u00e9go\u00efques de l&rsquo;ivresse, de l&rsquo;ivrognerie, de la gourmandise, etc. etc. etc.<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":34373,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[212,467],"tags":[],"contenido":[272],"fuente":[49],"pilar":[],"fase":[],"conferencia":[],"read_online":[],"author_tax":[323],"class_list":["post-34387","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-mysticisme","category-messages-du-v-m-kwen-khan-khu","contenido-articles","fuente-maestro","author_tax-v-m-kwen-khan-khu-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34387","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=34387"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34387\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":34840,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34387\/revisions\/34840"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/34373"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=34387"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=34387"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=34387"},{"taxonomy":"contenido","embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/contenido?post=34387"},{"taxonomy":"fuente","embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fuente?post=34387"},{"taxonomy":"pilar","embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pilar?post=34387"},{"taxonomy":"fase","embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/fase?post=34387"},{"taxonomy":"conferencia","embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/conferencia?post=34387"},{"taxonomy":"read_online","embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/read_online?post=34387"},{"taxonomy":"author_tax","embeddable":true,"href":"https:\/\/vopus.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/author_tax?post=34387"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}